Communiqué de presse-2019

Le dépistage, première condition pour l’éradication de l’hépatite C 25 septembre, Journée Nationale de lutte contre les hépatites virales

En 2014, souvenez-vous, arrivaient les premiers médicaments révolutionnaires permettant d’envisager l’éradication de l’hépatite C. Ces nouveaux médicaments, appelés Antiviraux à Action Directe (AAD), promettaient, en un temps alors record, de guérir de la maladie, avec des effets indésirables sans commune mesure avec ceux de l’interféron, base du précédent traitement.
L’émoi dans la communauté scientifique, chez les patients et associations de patients fut grand : c’est la première fois qu’une maladie chronique pourrait être guérie.
Les laboratoires pharmaceutiques tentent de faire valoir, outrageusement, leurs années de recherche, leurs investissements et taisent le cours des actions en Bourse. Conséquence : face aux prix de ces médicaments, les Autorités de santé ne donnent, dans un premier temps, accès à ces médicaments qu’aux patients les plus sévèrement atteints.

2016 arrive et ces médicaments sont finalement déclarés accessibles à tous les malades, quel que soit le degré de sévérité de la maladie. A ce stade, seuls les hépatologues avaient le droit de les prescrire.

Ici, nous touchons presque à la fin de l’histoire de l’hépatite C.
Depuis quelques mois, tous les médecins, peuvent prescrire un médicament contre l’hépatite C et avec leurs 2.000.000 consultations par jour, les médecins généralistes apporteront une aide précieuse pour éradiquer l’hépatite C en France.

UN DERNIER CHAPITRE, ET NON DES MOINDRES, RESTE A ECRIRE : CELUI DU DEPISTAGE.
Nous sommes tous responsables et nous pouvons tous infléchir la donne. Vous, professionnels de santé, pensez à proposer et prescrire un dépistage, 1 fois, 2 fois, 3 fois s’il le faut, voire pour les 3 virus (VIH, VHB, VHC). Vous patients, dans l’interrogation ou la certitude vis-à-vis de votre statut sérologique, demandez le dépistage.
Sans un dépistage accru des VIH, VHB et VHC notre histoire ne pourra pas se conclure heureusement : 1 personne dépistée et traitée est 1 personne de moins susceptible d’en contaminer d’autres.
Sans une prise en charge et un suivi adaptés des complications peuvent survenir. Dans 90% des cas, le cancer du foie se développe sur une maladie chronique du foie comme les hépatites B et C.

La France s’est fixée comme objectif l’élimination de l’hépatite C à l’horizon 2025. Nous pouvons ensemble et individuellement participer à l’écriture de cette histoire et mettre fin au virus de l’hépatite C en France.

Post-scriptum

Pour toute information complémentaire, merci de contacter :
C.Fortemaison (06 46 10 09 51) ou L.Guénégou (07 77 027 51 01), coordinatrices, coordination@trt-5.org