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Journée 2004 : co-infections VIH-hépatites virales

publié le 23.04.2004

En France, 30 et 35 % des personnes séropositives au VIH sont co-infectées par les virus des hépatites B, Delta et/ou C. Les complications hépatiques sont une des premières causes de décès des personnes atteintes par le VIH. Ce constat est en partie imputable à une thérapeutique insuffisamment efficace, mal tolérée, et à une prise en charge souvent inadaptée. Le dépistage, crucial pour connaître une éventuelle co-infection et offrir au patient des soins adaptés à la complexité de sa situation, doit être encouragé.

La co-infection par le VIH et les virus des hépatites mérite une prise en charge globale, prenant en compte les aspects thérapeutiques, sociaux et psychologiques, ainsi que la qualité de vie et les consommations (alcool, drogues) des personnes. Aujourd’hui, les patients sont encore souvent seuls face à des problèmes et des précarités multiples.

– Dans le cas de la co-infection VIH/VHC, les effets indésirables, la toxicité cumulée des traitements, peuvent conduire la personne en difficulté à des ruptures thérapeutiques menant à l’échec. Par ailleurs, l’efficacité du traitement anti-VHC, dépendante du génotype viral, reste pour l’instant trop limitée chez les personnes co-infectées.

– Le traitement de l’hépatite B vise à stabiliser la maladie, l’éradication du VHB étant exceptionnelle. Faute de données, la stratégie thérapeutique anti-VHB optimale n’est à ce jour pas établie.

– En 2004, l’unique traitement proposé contre l’hépatite Delta repose sur des doses massives d’interféron alpha, à prendre pendant une durée indéterminée.

Malgré l’urgence et l’insuffisance des traitements disponibles, les co-infections sont encore trop négligées par la recherche, que celle-ci soit publique ou privée. Les échecs thérapeutiques demeurent une préoccupation majeure.

Ce colloque entendait défendre les besoins des personnes co-infectées en termes de diagnostic, de prise en charge globale et de recherche. Il a accueilli 220 participants associatifs, scientifiques, médicaux, politiques et industriels. Philippe Chossegros, Dominique Costagliola, Stéphanie Dominguez, Gilles Mignot, Christian Perronne et Stanislas Pol en composaient le comité scientifique.

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