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Accès aux traitements, VIH

Le laboratoire Boehringer Ingelheim méprise les malades du sida

publié le07.10.2003

Aujourd’hui, la vie de plusieurs centaines de malades du sida en échec thérapeutique sévère dépend de la mise à disposition rapide de nouveaux médicaments. Le tipranavir des laboratoires Boehringer Ingelheim est un nouveau médicament antirétroviral potentiellement efficace chez ces personnes.

Début septembre, un accès compassionnel a enfin débuté sous la pression des associations, sous la forme d’un essai thérapeutique. Cela faisait des mois que les malades attendaient la mise en place d’un accès précoce au tipranavir.

Hélas, les quelques dizaines de places disponibles et les critères d’accès à cet essai ne permettront pas de répondre aux besoins urgents de tous les malades.

En outre, cet accès compassionnel au tipranavir interdit aux patients d’utiliser de manière optimale le médicament. En effet, bien qu’il soit scientifiquement prouvé que le tipranavir est plus efficace lorsqu’il est associé à un autre inhibiteur de protéase, cette association est strictement refusée aux malades par le laboratoire Boehringer Ingelheim. Le TRT-5 dénonce cette décision qui compromet l’efficacité d’une dernière option de traitement. Le TRT-5 rappelle que les dispositions de la loi Huriet qui définit la protection des malades inclus dans des recherches biomédicales précise bien que « aucune recherche biomédicale ne peut être effectuée sur l’être humain si elle ne se fonde pas sur le dernier état des connaissances scientifiques » (Art. L. 1121-2).

Alors que les députés s’apprêtent, jeudi 9 octobre, à débattre des articles consacrés à la protection des patients inclus dans des recherches biomédicales dans le cadre de l’examen du projet de loi de santé publique, ce nouvel exemple montre que les droits des malades sont bafoués.

Le TRT-5 demande :
– que Boehringer Ingelheim respecte la loi en permettant une utilisation optimale du nouveau médicament dans les plus brefs délais ;
– que l’accès compassionnel soit suffisamment large pour permettre aux centaines de malades en échec thérapeutique de bénéficier d’un traitement susceptible de leur sauver la vie.

La situation connue en 2001 avec les laboratoires Roche lors du développement du T-20 (Fuzeon®) se reproduit : cette fois encore, des malades mourront en attendant une mise à disposition plus large du tipranavir prévue pour la mi-2004. Le laboratoire Boehringer Ingelheim et l’indifférence des pouvoirs publics seront tenus directement responsables.

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